Je suis une personne qui veut tout faire; je veux créer des choses, je veux éduquer mes enfants et jouer avec eux, je veux m’éduquer, je veux faire l’amour encore plus souvent, je veux voir mes amis, je veux vivre encore plus, je veux être moi.
Symptôme du vingt et unième siècle, je suis le symbole type de ma génération boulimique de l’émotion et de la performance. Cependant, j’ai décidé de déjouer la dictature de la société en marquant, entre autre, une pause avec le monde virtuel. Or, il n’y a officiellement qu’environ 18 heures par jours où je peux dépenser de l’énergie de façon concrète. Le reste du temps mis à ma disposition, dans un cycle généré par un système solaire comme le nôtre, sert à recharger mon corps et mon âme. Or, je ne perds aucunement l’intérêt de contribuer à mon blogue ou de discuter chez les autres blogueurs. Je n’ai juste plus assez de temps pour pondre des choses intelligentes ou intéressantes, ou qui me permette de continuer à faire avancer ma pensée critique sur une page au lieu de générer du verbiage. Ce n’est pas le syndrome de la page blanche, ce n’est pas de la frustration, ce n’est pas le manque de confiance, le manque de visites virtuelles ou le manque de sujet; C’est le temps qui n’est pas si relatif que ça lorsque l’on gère, dans la vraie vie, un département de recherche, que l’on poursuit une maîtrise, que l’on a deux jeunes enfants et que l’on essaie de ne pas trop prendre de poids.
Je veux constater combien je suis vivant en dehors de l’écran; Ne pas juste dire que j’aime la musique, mais continuer à la vivre, l’écouter, la faire; Ne pas juste dire que j’aime la politique, mais la faire pour vrai, l’influencer pour vrai, avec du vrai monde; Ne pas juste demander à mes amis de lire mon blogue mais de les faires venir chez nous et de discuter pour vrai, prendre un verre, échanger et lire dans les yeux de l’autre si j’ai tord ou s’il est d’accord.
Ainsi, ma pensée est libre mais « La libre pensée de la Seigneurie » n’est pas si libre que ça. Elle à ses contraintes; des contraintes extérieures, justement parce que je vis en société. Mais je ne veux pas que ce soit la société ou un monde virtuel qui me meuve. Je veux faire parti de la société tout en restant libre, en limitant ou contrôlant les contraintes imposées par l’extérieur. Cela demande de faire des choix. Je cesserai donc de publier des textes dans la blogosphère pour un moment. Je ne suis pas le premier à faire ça, je ne serai pas le dernier. Je ne ferme pas mon blogue, je ne fais que le laisser traîner là, comme une trace de mon passage dans un monde étrange, souvent agréable mais quand même un peu froid. Si cette même trace se rempli de poussière jusqu’à en devenir invisible et oubliée, je n’en ressentirai aucune peine. Est-ce que je reprendrai les commandes de mon fief virtuel un jour? Je ne sais pas. Ce n’est pas important. Mon blogue est un outil d’émancipation. C’est un moyen, pas une fin. Mon blogue n’est pas mon travail. C’est un divertissement. Lorsque ce divertissement devient une obligation, je me vois dans l’obligation de revenir à la base. Je dois contrôler le médium, et non l’inverse.
Je ne peux que vous saluer bien bas et vous dire au revoir avec un petit pincement éphémère. En effet, je me permettrai, de temps à autre, de passer chez les blogueurs qui m’émeuvent, me font rire ou réagir comme Diane (qui à été et est toujours une muse pour moi), Nicolas Racine (la plaine plus que fertile qui m’ait été de connaître), Lutopium (mon frère d’arme), Renart (l’exemple à suivre), Noisette (une énergie contagieuse), Louis (celui qui mettait mon intelligence au défi), Perséphone (délicieux endroit pour mon hémisphère droit) et les autres qui m’ont vu passer. Il est possible qu’un poème ou une critique de disque apparaisse abruptement en mon château, mais ce sera au gré des émotions ou des saisons. Je ferme la porte mais la pièce reste là. J’y reviendrai, comme on revient dans nos souvenirs ou simplement pour continuer à faire vivre ce médium que je considère comme un des bons moyens pour grandir intellectuellement.
Comme le chante si bien Patrick Watson dans sa merveilleuse et triste élégie « The great escape », je cherchais une échappatoire; Je l’ai eu. Maintenant je me retrouve.
À bientôt!
Sir Seb
vendredi 7 novembre 2008
J’ai cherché quelque chose… Je me suis trouvé
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Sir Seb
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Libellés : Blogue outro
vendredi 31 octobre 2008
Le paradoxe du "party" de bureau

Je ne sais pas pour vous (et j’aimerais bien le savoir), mais j’ai beaucoup de difficulté avec le fait de me déguiser au travail. Bien entendu, tout dépend de la nature du travail ou de l’ambiance qui règne normalement dans la compagnie. Or, dans mon univers de « cubicules », de chemises-cravates et haute technologie, ça fait toujours un méchant « clash » de voir mes collègues, habituellement si sérieux et cartésiens, porter un costume d'halloween. C’est comme si je venais, l’espace d’une journée, d’entrer chez Alice au pays des merveilles, mais en plus « kétaine ».
Toutefois, je me suis prêté au jeu. Je suis une personne qui aime me déguiser, mais dans les partys en dehors de la "business" seulement. Je suis une figure d’autorité (en d’autre mots, un boss) dans la compagnie et je n’ai pas poussé trop loin; J’ai juste mis une perruque cheap et kitch de clown. C’est peut-être là le bobo. Soit on y va ou y va pas… Mais c’est une autre histoire. La réaction de mes employés fût amusante (on s’y attend). Le malaise n’est pas là. Il est plutôt du côté de la pseudo-cérémonie durant le diner dans la cafétéria. Même si l’intention des organisateurs et participants est louable, il y a un malaise qui flotte dans l’air. Nous sommes supposés avoir du fun, rire et se bidonner, mais c’est tout le contraire qui se produit. C’est comme si nous nous retrouvions dans une autre compagnie. Le même genre de feeling lors des partys de Noel lorsqu’il y a quelqu’un qui en met trop. Nous pourrions dire que c’est comme un tabou. Pourtant, dans les jours normaux, convivialité et fou-rires impromptus sont omniprésents sur l'heure du diner. J’en déduis donc que, soit nous somme une belle gang de coincés, soit se déguiser au travail est trop paradoxale avec la nature même de l’exercice entrepreneurial.
Finalement, est-il possible d’avoir du VRAI fun au bureau? Comment ça se passe chez-vous?
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Sir Seb
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mardi 28 octobre 2008
Penser au 8 décembre me fait vomir...
Lancez-moi la première « bière », traitez-moi de traître, de lâche, de peureux ou tout simplement de pragmatique cynique, mais je n’ai qu’un souhait : l’élection d’un parti Libéral du Québec majoritaire le 8 décembre. Je veux la paix, je veux du mouvement politique, je veux que les choses bouges en chambre…
… je veux que le PQ se refasse une beauté pour que dans quatre ans il revienne au pouvoir ou qu’il meurt…
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Sir Seb
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Libellés : Politique Provinciale
vendredi 24 octobre 2008
Les coups de tête…. dans le mur
(photo par Brownhorse sur Flicker)
Après avoir discuté musique avec quelques uns d’entre vous, l’inspiration de ce billet « pre-weekend » m’est venue de Noisette Sociale et je l’en remercie. Il y a aussi un peu de Lutopium dans ce billet. En effet, nous parlions d’achat sur un coup de tête. J’en ai fait en masse dans ma vie, surtout du côté musical. Je voulais encore tenter l’expérience, sachant que presque 100% du temps, l’achat s’avérait heureux. Lutopium me suggérait du Philip Glass, suite à mon billet sur la musique électronique et minimaliste. Je connaissais cet artiste de réputation et j’étais curieux. Je savais que ça n’allait pas être facile, vu le catalogue plus qu’imposant de cet artiste.
J’ai donc été me procurer une valeur sûr : le dernier de Angèle Dubeau & La Pietà, qui rend hommage à ce pionnier du minimalisme. C’est un merveilleux disque et j’y reviendrai probablement plus tard. Par contre, lorsque je suis dans un magasin de disque, je vire fou. Je ne peux sortir qu’avec un album. J’ai donc décidé de pousser l’expérience plus loin et d’acheter un album de Philip Glass proprement dit (et au hasard): Music In Twelve Parts. Tout excité, je plante ce disque dans mon lecteur et me débouche une bouteille de vin, avec l’espoir que ce moment sera mémorable. En effet, il le fût. AU SECOURS! Je n’étais pas du tout préparé à ça. Mon coup de tête s’est transformé en mal de tête. Plus répétitif et minimaliste que ça, on ne joue que deux notes de façon aléatoire pendant 30 minutes. Ma pauvre bouteille de vin gaspillée et quelques structures hyper-répétées plus tard, je me suis résolue à le mettre de côté (bien loin) en me promettant de réessayer de comprendre ça un jour. En gros, c’est la même expérience que lorsqu’un disque vinyle saute. Écoutez un disque qui saute pendant deux heures et vous comprendrez.
AVIS : J’ai un peu exagéré ma critique, j’en conviens. Si vous voulez apprécier ce genre, il faut que le temps s’arrête et que votre rythme intérieur soit délibérément ralentit, à l’extrême. Seulement de cette façon pourrez-vous percevoir de minces variations qui s’échelonnent sur des périodes très longues. Mettez votre cerveau de côté et n’écoutez qu’avec votre corps en ne pensant à rien. Même le cœur n’a rien à voir la-dedans.
En résumé, je pense que la vitesse à laquelle notre société tourne aujourd’hui m’a fait complètement perdre cette possibilité de complètement faire le vide et de ralentir mon rythme presque au point mort. Même quand je dors, je suis plus actif que cette musique… C’est pourquoi, mon prochain coup de tête sera l’achat d’un livre de yoga. Au moins, Philip Glass m’a fait comprendre que je vis trop rapidement.
Pouvez-vous partager aussi des coups de tête qui n’ont pas eu l’effet escompté, mais qui au bout du compte, vous ont fait prendre conscience de quelque chose? Ce n’est pas obligé d’être un achat; ça peut être une situation ou un événement.
Bon Weekend (de coups de têtes)!
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Sir Seb
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jeudi 23 octobre 2008
Abolissez la période de question!
Premier round (ça s’endure…)
Grossièrement, voici ce que j’y ai vu : Une fois passé l’ordre du jour, nous entrons dans la le débat d’une motion présentée par l’ADQ sur la mise en place d’un plan pour contrer les effets de l’économie chancelante qui nous affligera très bientôt. Oh surprise! Moi qui croyait m’endormir, malgré les longs discours pour justifier ce plan, les échanges subséquents étaient parfois musclés mais respectueux et efficaces. Par contre, on ne peut éviter les sempiternelles justifications du gouvernement en place (« nous avons déjà pris des mesures, nous avons fait ci, fait ça, vous n’avez pas etc…. »). La conclusion de ce débat s’est soldée, un peu plus tard dans la journée, par le vote positif pour accepter la motion et j’en fus fort aise. Un point pour le parlement.
Deuxième round (je suis presque KO…)
Or, après le diner, ce fut au tour de l’entrée du nouveau ministre de la santé, Yves Bolduc. Le protocole de la chose était nécessaire pour le parlement, mais pas pour le simple citoyen que je suis. J’ai dormi un peu. Ensuite, on annonce le départ du député de Notre-Dame-De-Grâce. C’est triste mais tout aussi ennuyeux. Ensuite, vint la fameuse période de questions. Ce fut d’une tristesse sans nom; Comme si les élus sortaient de la bienséance et entraient dans une arène. J’avais l’impression qu’ils jouaient à un jeu. C’est à celui qui jouera le mieux avec les mots qui gagnera. Au bout du compte, des questions furent posées, souvent pertinentes, parfois maladroites, mais aucune réponse satisfaisante n’en est sorti. J’avais l’impression d’assister à un épisode de la lutte du dimanche mais avec des lutteurs en veston-cravate. J’ai failli craquer et fermer mon ordinateur.
Troisième round (je suis amoché mais je survis…)
J’ai passé à travers et encore une fois, j’ai été surpris de voir que les exercices suivants semblaient faire avancer quelque chose. C’était en effet la période des motions et discussions sur les projets de loi. D’intelligentes interventions et réponses en sont sorties, particulièrement sur le système d’éducation et des commissions scolaires. Le tout s’est terminé vers 18hre. OUF! Un peu fastidieux mais intéressant. Or, tout ce qui s’est fait après la période de question s’est fait dans l’ordre et le respect et j’ai eu l’impression que les choses avançaient.
Le citoyens à-t-il gagné?
Ce n’est pas la première fois que j’assiste à la période de question. C’est vrai que c’est beaucoup plus vivant et près de l’actualité du jour. Mais jamais rien de vraiment constructif ne sort de cette période. C’est un moment ou les députés s’amusent. Il est évident qu’ils sont en récréation, juste à les entendre gueuler en « background » ou à sortir des phrases loufoques qui font souvent rire l’assemblée. De plus, je crois qu’une fois sur deux, à cause de leur manque d’expérience, ils n’avaient pas le temps de poser leurs questions ou de répondre car leur temps était limité et les micros se fermaient automatiquement. C’était pathétique. Par ailleurs, c’est à celui qui trouvera la formule assassine le premier. Quand je vois ça, moi aussi j’ai juste le goût de dire : « Heille! Arrêter de vous amuser à débattre sur des niaiseries! Ce n’est pas le temps de peaufiner l’art de la rhétorique et de la langue de bois! Ce n’est pas pour ça que je vous paye! ». Ainsi, je plaide fortement en faveur de l’élimination de la période de question, si divertissante soit-elle. Je ne veux pas que le gouvernement me divertisse, je veux qu’il travaille sur les dossiers. Je ne veux pas que vous vous donniez de « l’exposure » médiatique. Cette période est de la pâtée pour les « journaleux ». Je veux que vous fassiez avancer les choses et la période de question ne fait rien avancer. L’élimination pure et simple de la période de question permettrais à nos député de siéger plus facilement et longuement aux différentes commissions ou aux débat structurés autour d’une motion ou d’un projet de loi. Ça c’est efficace et productif.
Comment fait-on pour réaliser cette demande, au-delà du besoin de conserver les traditions? Quelqu’un vois un avantage à la période de questions? Expliquez-moi car je ne comprends pas.
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Sir Seb
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